La Toile du Jour n°7

 

Jardin à Montpellier. Peinture à l'huile sur toile. 162 sur 228 cm. 1996. H9602

 

Sud de la France, région du Languedoc Roussillon.

La ville de Montpellier, ou plus précisément le Centre Historique de la ville

de Montpellier appelé aussi Ecusson,

montre deux architectures intéressantes.

La première date du Moyen-Age, il en reste de magnifiques salles voûtées;

on peut en voir aisément : elles sont devenues des boutiques.

Montpellier a été en grande partie détruite pendant les guerres de religion,

dans les années 1620, puis reconstruite au Siècle des Lumières.


Certains élèves des architectes que Louis XIV employa à Versailles firent les plans

de ce qui est maintenant le Centre Historique.


Ce sont des Hôtels Particuliers dont on voit la grande porte cochère qui ouvre

sur une cour intérieure pavée.

Montpellier n'est pas pour autant une ville- musée, elle est très dirigée vers l'avenir,

grouillante et vibrante.

J'ai peint cette toile pendant les quelques années que j'ai vécues à Montpellier,

pour pouvoir l'accrocher sur un mur d'une salle voûtée,

au rez-de-chaussée de mon appartement du Centre Historique.

On y voit l'exubérance du feuillage, symbolisant probablement le mouvement de la vie

telle qu'on peut la percevoir avec nos sens d'êtres humains,

canalisée par les architectures indiquées par les deux panneaux roses et le panneau noir.


 

Deux panneaux latéraux offrent une surface granuleuse rosée.

Du sable fin et de la sciure mélangés à la peinture,

de nombreux glacis et des ponçages alternés

reconstituent une archéologie qui s'oppose

à la surface lisse de la mince bande verticale noire.

Au milieu de ces grands espaces quasi monochromes

s'ouvre un jardin

où de magnifiques verts et jaunes vibrent

avec l'écho rassurant des roses et des noirs.

Une subtile et somptueuse harmonie naît de ces accords

larges et rythmés.

C'est toute la richesse et la beauté de l'homogénéité

dans l'hétérogénéité.

GEG


Voici quelques détails de cette peinture :

 

 

De plus près encore :

 

La fragmentation de l'espace me permet de mieux appréhender
la réalité.
Ce que l'on nomme communément le figuratif, l'abstrait, le concret,
se côtoient, se réconcilient et se "nourrissent" l'un de l'autre.
Le regard bascule en plongée et en contre-plongée,
il scrute puis se repose,
il alimente notre pensée, notre rêverie et notre imaginaire.

Le critique d'art Alin Avila écrivait en 1985, à propos de mon travail :
"La peinture alors agit et nous agite".

 

Diptyque sol-ciel. 33x55cm.
1985. H85-16

Souvenir de Jerba. 45x40cm. 1998. H98-24

CPPE n° 50. 33x33cm
1996. H96-31
CPPE n°59. 33x33cm
1997. H97-01

 

Pour ce qui est de la construction de cette peinture, les yeux avertis auront décelé
que les parties 1+3+4
ont la même superficie que la partie 2 :

parties 1+3+4
partie 2

que les parties 2+3+4 forment un carré :

parties 2+3+4

et que c'est en abattant la diagonale de ce carré sur la base à gauche qu'on obtient
la largeur de la peinture.

Le châssis de la partie 2 étant un "100 Paysage" (162x114cm), la peinture définitive
est donc un "double-100" (162x228cm)

 

"Jardin à Montpellier"
peinture à l'huile sur toile tendue sur quatre châssis de 66 cm, 114 cm, 10 cm et 38 cm de large
et 162 cm de haut.
162x228 cm.
Peinture réalisée en 1996, référencée sous le numéro H96-02.

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